Les projets de L’Art du Possible au Kenya ont été initiés afin de créer des partenariats avec nos pairs désavantagés et d’unir nos forces pour réduire la présence de la pauvreté abjecte. L’organisation a jusqu'à présent travaillé dans trois provinces du Kenya, concentrant ses efforts de développement sur cinq régions, c’est-à-dire Mombasa, Kwale et Malindi, situées sur la côte-est; Kibera, dans la province de Nairobi; et Chemorut, dans la Vallée du rift africain.
Nous avons à ce jour réalisé trois programmes dans le pays :
- Le programme d’autonomisation des femmes
- Le programme d’acquisition de compétences
- Le programme d'appui à l’éducation
La plupart des femmes dans le monde en développement s’occupent habituellement des tâches ménagères (cuisiner, éduquer les enfants, puiser l’eau, etc.) et ne participent pas au travail qui rapporte un revenu à la famille. De ce fait, elles n’ont aucun contrôle sur l’utilisation du revenu familial. Elles se voient aussi refuser le droit de posséder ou d’hériter d’une terre.
Afin de contrer ce problème, L’Art du Possible a implanté un programme d’acquisition de compétences qui enseigne des connaissances de base à des groupes de femmes; telles que la tenue de livre, la rédaction d’une demande de prêt et d’une constitution, des connaissances en micro-entreprises et les qualités d’un bon leader. En parallèle avec ce programme, l’organisation a commencé à offrir des microcrédits à ces groupes afin que les femmes puissent établir leurs propres micro-entreprises, ce qui leur permet de devenir autonomes financièrement.
En 2008, deux bénévoles de la Fondation Give Kids a Chance se sont rendues au Kenya en collaboration avec L’Art du Possible, et grâce à la générosité de donateurs indépendants, des microcrédits ont été versés aux femmes dans les régions de Kibera, Malindi, Mombasa et Chemorut.
À ce jour, 20 groupes ont bénéficié de microcrédits, pour un total de 400 femmes. Ce qui veut dire en retour que 260 foyers familiaux ont eu accès à un prêt leur permettant d’améliorer leurs conditions de vie.
Certaines des femmes avec qui nous avons travaillé sont séropositives, orphelines, mères monoparentales, veuves ou encore sont des personnes âgées. Mwanakombo, 40 ans, est une des bénéficiaires des microcrédits. Voici ce qu’elle avait à nous dire :
“J’ai été mariée à mon mari pendant plus de 10 ans sans pouvoir lui donner d’enfants, alors il a décidé d’épouser une deuxième femme. Toute son attention s’est alors tournée vers sa deuxième femme et je me suis retrouvée négligée et discriminée par mon mari, sa famille et toute ma communauté. Depuis que j’ai reçu un microcrédit de L’Art du Possible–Kenya, j’ai été capable de démarrer ma propre entreprise et je suis devenue financièrement stable et indépendante. Ironiquement, je reçois maintenant toute l’attention et le respect de mon mari, de sa famille et de ma communauté, parce que c’est moi qui soutient la famille désormais.”
Le saviez-vous?
Un milliard de personnes à travers le monde habitent dans des bidonvilles, et on prévoit que ce chiffre doublera au cours des 25 prochaines années.
Les bidonvilles n’ont pas de systèmes d’eau et d’assainissement, ni d’éboueurs qui ramassent les poubelles, de lumières pour éclairer les rues, de rues pavées, de routes d’accès pour les urgences, d’écoles et de cliniques à proximité, ou encore d’endroits sécuritaires pour que les enfants puissent jouer.
